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Ligne d’aide et de clavardage anonyme

Il est parfois difficile de trouver de l’aide. Vous pourriez vous sentir dépassé.e par la tâche, et, devant tant d’inconnues, il faut du courage pour demander de l’aide. Grâce aux renseignements que nous vous proposons, vous approfondirez vos connaissances et vous saurez à qui demander de l’aide, et comment.

Vous cherchez peut-être une thérapie parce que vous luttez contre vos intérêts sexuels ou vos craintes de commettre une infraction contre un enfant. Dans les deux cas, vous craignez peut-être aussi les conséquences de dévoiler à un.e thérapeute votre attirance sexuelle pour les enfants ou vos pulsions.

Vous trouverez ci‑dessous des renseignements sur le programme de psychothérapie gratuit Parler pour changer, les moyens de trouver un.e thérapeute en raison indépendante rémunéré.e à l’acte, et les questions que vous pourriez lui poser.

Programme de psychothérapie

Thérapeutes indépendant.e.s

Questions à poser à un.e thérapeute

Programme de psychothérapie Parler pour changer

Dans le cadre du programme Parler pour changer, nous offrons gratuitement une psychothérapie aux personnes résidant en Ontario et dans le Canada atlantique qui sont prêt.e.s à s’identifier (à donner leur nom ou d’autres renseignements permettant de les identifier). Actuellement nous n’offrons pas de psychothérapie anonyme. Le programme Parler pour changer est offert par le Centre de toxicomanie et de santé mentale (CAMH), le plus grand hôpital d’enseignement spécialisé en santé mentale et en traitement des dépendances au Canada. CAMH intègre les soins cliniques dans divers domaines, la recherche scientifique de pointe, l’élaboration de stratégies novatrices en matière de promotion de la santé et de prévention, ainsi que la défense des intérêts sur des questions politiques pour tous les ordres de gouvernement.

Résidents de l’Ontario : veuillez remplir le formulaire d’auto-aiguillage (ce lien vous mènera vers le formulaire d’auto-aiguillage du programme Parler pour changer de CAMH. L’accès à ce formulaire, réalisé par RedCap, exige l’activation de JavaScript).

Si vous avez besoin d’aide pour remplir ce formulaire, appelez la ligne d’aide Parler pour changer, au 1 833 703-3303 (sans frais) ou au 416 583-1310 (numéro local).

Résidents du Canada atlantique : pour obtenir les coordonnées du programme de thérapie, veuillez appeler la ligne d’aide par téléphone ou clavardage.

Une fois que vous aurez rempli le formulaire d’auto‑aiguillage du programme Parler pour changer, voici ce qui se passera :

  • Un.e clinicien.ne du programme Parler pour changer vous appellera ou vous enverra un courriel, selon votre préférence, pour passer en revue les limites de la confidentialité (autrement dit, les renseignements que la loi l’obligera à divulguer si vous les lui communiquez), et vous posera quelques questions brèves (n’hésitez pas à lui poser des questions à votre tour). Si vous voulez continuer, et si l’aide que nous vous proposons correspond à vos besoins, vous prendrez rendez-vous pour l’évaluation.
  • L’évaluation est une séance d’une heure ou deux (par vidéoconférence sécurisée ou en personne) avec un.e clinicien.ne du programme Parler pour changer. Il s’agit d’un examen approfondi de certains aspects de votre vie, y compris des questions touchant votre santé mentale et vos intérêts et comportements sexuels, et d’une discussion sur vos options de traitement.
  • Au terme de l’évaluation, le clinicien ou la clinicienne vous donnera son avis professionnel sur les étapes à suivre. Il peut s’agir, par exemple, de vous inscrire à notre programme de psychothérapie Parler pour changer, ou de vous orienter vers d’autres services (à CAMH ou ailleurs). Vous serez entièrement libre de suivre ou non ces recommandations.

Thérapeutes indépendant.e.s

Il existe un grand nombre de thérapeutes chevronné.e.s au Canada (psychologues, travailleurs sociaux et travailleuses sociales, psychothérapeutes) qui offrent une psychothérapie aux personnes qui sont préoccupées par leur intérêt sexuel envers les enfants ou par le risque qu’elles commettent une infraction sexuelle contre un enfant.

Il peut être difficile de trouver un.e thérapeute, même si vous savez d’avance quelles questions lui poser. Le programme Parler pour changer maintient une liste de thérapeutes au Canada qui travaillent avec les personnes qui éprouvent une attirance sexuelle envers les enfants ou qui sont préoccupées par le risque qu’elles commettent une infraction sexuelle. Pour obtenir les noms de thérapeutes susceptibles de vous aider, appelez la ligne d’aide du programme Parler pour changer. (Nous vous recommandons toutefois de faire votre propre recherche et de poser des questions aux thérapeutes qui vous intéressent avant de vous engager dans une thérapie.)

Vous pouvez aussi obtenir anonymement une liste de thérapeutes qui exercent dans votre région en consultant le site www.atsa.com/referral (en anglais). Ce site est géré par l’Association for the Treatment of Sexual Abusers (ATSA), un organisme international dont le but est de prévenir la violence sexuelle et de venir en aide aux personnes qui ont des intérêts sexuels atypiques, qui ont commis une infraction sexuelle ou qui craignent d’en commettre une.

Questions à poser à un.e thérapeute

Trouver un.e thérapeute chevronné.e qui vous convient est très important pour la réussite de votre thérapie. Qu’il s’agisse de vos intérêts sexuels, de vos craintes de commettre une infraction sexuelle ou d’un autre problème, vous devez prendre certains facteurs en considération lorsque vous cherchez de l’aide. Il est important de prendre le temps de trouver un.e thérapeute qui a le profil requis pour vous aider, et de dresser une liste de questions que vous lui poserez avant la première séance. Les conseils ci‑dessous vous aideront dans votre recherche d’un.e thérapeute.

  1. Si vous cherchez une thérapie pour parler de vos intérêts sexuels ou de vos craintes de commettre une infraction sexuelle, il vous faut un.e thérapeute dûment formé.e et expérimenté.e dans ces domaines. S’il ou si elle a un site Web, lisez sa biographie et les types de services offerts pour voir si le ou la thérapeute vous convient.
  2. Lorsque vous aurez trouvé un.e thérapeute qui vous intéresse, demandez‑lui s’il ou si elle vous offrirait gratuitement une brève consultation pour mieux vous connaître. Ainsi, vous aurez une meilleure idée de sa formation et de son expérience, vous pourrez lui parler des sujets que vous voulez peut-être aborder en thérapie, et vous aurez également l’occasion de lui poser des questions pour savoir comment se déroule la thérapie.
  3. Lors de votre premier rendez‑vous, le ou la thérapeute passera en revue les limites de la confidentialité que la loi l’oblige à respecter. Ces limites peuvent varier légèrement d’une province ou territoire à l’autre. Prenez tout le temps nécessaire pour lui poser des questions.
  4. Demandez‑lui directement de vous décrire sa formation et son expérience de travail auprès de personnes qui ont un intérêt sexuel envers les enfants, qui ont commis une infraction sexuelle contre un enfant, ou qui ont des craintes quant à leur risque de commettre une telle infraction.
  5. Demandez‑lui quelles sont ses connaissances, ses croyances et ses opinions sur les personnes qui ont un intérêt sexuel envers les enfants ou des craintes quant à leur risque de commettre une infraction sexuelle contre un enfant.
  6. Demandez‑lui en quoi consiste son approche thérapeutique, comment il ou elle établit les objectifs de traitement, et comment il ou elle mène les séances de thérapie (durée de chaque séance, exercices thérapeutiques à faire ou non en dehors des séances, etc.).
  7. Demandez‑lui s’il lui est déjà arrivé d’enfreindre la confidentialité pour faire un rapport obligatoire (obligation de signaler des antécédents d’abus ou un risque d’abus à un organisme de protection des enfants). Dans quel genre de situation cela s’est‑il produit?
  8. Demandez‑lui dans quelles circonstances il ou elle se sentirait obligé.e de faire un rapport obligatoire à un organisme de protection des enfants, ou de signaler un.e client.e à la police, selon ce que lui divulgue son client ou sa cliente.